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Enquête conjoncturelle - L’économie genevoise mise à mal, mais pas à terre

CCIG
Published on 29/06/2021
Press release

La 21e Enquête conjoncturelle de la CCIG montre une économie genevoise mise à mal par la pandémie, comme on pouvait s’y attendre : pour plus d’une entreprise sur deux (56%) le volume d’affaires a baissé. Néanmoins, tous les voyants ne sont pas au rouge et de nombreuses entreprises, dans différents secteurs, ont pu ou su tirer leur épingle du jeu.

Plus de la moitié des entreprises à la peine…

2020 a été difficile ou très difficile pour 53% des entreprises (25% en 2019) ; ce pourcentage monte à 59% pour les TPE et à 57% pour les entreprises de plus de 500 collaborateurs. Les secteurs les plus touchés sont la viticulture et le commerce du vin, l’automobile, le tourisme et l’hôtellerie, l’horlogerie-bijouterie, ainsi que les médias et les arts graphiques.

Pour 56% des entreprises, le volume d’affaires 2020 est négatif ; il a même baissé de plus de 10% pour 38% des entreprises. La rentabilité a marginalement mieux résisté : elle n’a diminué « que » pour 45% des entreprises. Celles dont les effectifs sont compris entre 50 et 100 personnes semblent avoir mieux résisté, en particulier en termes de rentabilité.

… mais quelques résultats positifs

Il y a tout de même 25% d’entreprises pour lesquelles l’année 2020 a été bonne ou très bonne. Il s’agit toutefois surtout d’entreprises qui ont su ou pu tirer leur épingle du jeu, car rares sont les secteurs où le sentiment positif domine. Il y a en a néanmoins quelques-uns : la banque/finance (47% de satisfaction exprimée), l’énergie/environnement et l’immobilier (42%) ou le bâtiment (37%).

Pour 26% des entreprises, le volume d’affaires 2020 est en croissance positive par rapport à 2019 (de plus de 10% pour 12% d’entre elles).

28% des entreprises ont lancé un nouveau produit ou service en 2020. Ce pourcentage, supérieur à l’an dernier, monte à 40% pour les entreprises de 100 à 499 collaborateurs. Pour Vincent Subilia, directeur général de la CCIG, « ces chiffres démontrent la résilience et l’agilité hors norme de notre tissu économique, dont la diversité – qu’elle soit dans la nature des secteurs ou la typologie des entreprises – fait la force. Cette diversité doit être cultivée sans relâche. »

Des effectifs compressés, mais pas partout

Globalement, 24% des entreprises répondantes ont connu une diminution de leurs effectifs ; cela a été particulièrement le cas pour les entreprises de plus de 500 personnes. Sans surprise, les baisses les plus fortes ont été enregistrées dans les domaines du tourisme et de l’hôtellerie (78% des entreprises répondantes), de l’automobile (67%), de l’horlogerie-bijouterie (47%), des RH (38%) et du commerce de détail (32%).

Toutefois, 17% des entreprises ont embauché. Là aussi, le mouvement est plus marqué dans les plus grandes entreprises. Les secteurs concernés ont été la chimie (43%), la santé (40%), l’énergie/environnement (33%) et la finance (31%).

Perspectives souriantes pour 2021

Plus de la moitié des entreprises sont optimistes pour l’année en cours, 16% d’entre elles tablant sur un volume d’affaires et une rentabilité en croissance de plus de 10%. Les plus optimistes sont les entreprises de plus de 500 collaborateurs, dont presque les trois-quarts (71%) voient des lendemains qui chantent.

La quasi-totalité des secteurs se montrent optimistes, à l’exception de la viticulture, du tourisme et de l’hôtellerie ainsi que, dans une moindre mesure, l’enseignement et la formation.

En termes d’effectifs, 28% des entreprises prévoient une augmentation. Cette hausse devrait être particulièrement forte dans les entreprises qui comptent entre 100 et 500 employés, tandis que les secteurs de la santé et de la chimie continuent d’avoir le vent en poupe. Ils sont rejoints par le bâtiment, les RH ainsi que la formation.

RHT pour deux tiers des répondants

66% des répondants, en moyenne, ont eu recours à la réduction de l’horaire de travail. Les très petites (moins de 10 employés) et très grandes entreprises (500 collaborateurs et plus) y ont eu moins recours puisqu’elles n’étaient qu’un peu plus de la moitié à le faire (respectivement 56 et 54%).

Dans cinq secteurs, moins de la moitié des entreprises y ont eu recours : la banque/finance (16%), l’assurance (27%), la chimie / pharmacie (33%) et le négoce international (46%).

Adaptation du management

62% des entreprises en moyenne ont changé leur manière de gérer les collaborateurs : elles sont même presque trois sur quatre à l’avoir fait parmi celles qui ont recouru à la RHT. Les branches de l’assurance, de l’enseignement et de la chimie ont été particulièrement agiles dans ce domaine, la quasi-totalité des entreprises y ayant adapté leurs méthodes de management.

Pour 78% des répondants, le changement s’est traduit par davantage d’échanges, que ce soit par des moyens traditionnels (courriel, téléphone) ou par visioconférence. 34% d’entre eux ont saisi l’occasion d’introduire l’horaire à la confiance et 12% un management par objectifs.

12% des entreprises estiment que leur productivité s’est améliorée, particulièrement pour celles comptant de 50 à 100 collaborateurs (24%). L’avancement des projets, la production hebdomadaire et le ratio d’efficacité sont les indicateurs de hausse de la productivité qui sont le plus souvent cités.

L’insécurité sanitaire préoccupe

A l’occasion de cette enquête, il a été demandé aux entreprises quelles étaient leurs préoccupations par rapport au « monde d’après ». En première place figure la persistance de l’insécurité sanitaire (60%), suivie de la lenteur du redémarrage (48%) puis, loin derrière (27%), à parts égales, une potentielle hausse d’impôts, la difficulté de conserver ses clients ou encore le ralentissement du commerce international.

Au sortir de la crise, les entreprises vont tout d’abord (à 70%) renouer le contact en face à face avec leurs clients et prospects, investir dans l’acquisition de nouveaux clients (62%) et relancer leur réseautage (43%).

En moyenne, seule une entreprise sur trois a déjà prévu un plan de relance. Cette tendance est plus marquée chez celles qui ont perdu plus de 10% en volume d’affaires. La taille de l’entreprise joue également un rôle puisque plus l’entreprise est grande, plus importante aura été la propension à planifier la relance (59% chez les entreprises de 500 personnes et plus).

Les secteurs les plus sensibles s’avèrent être l’automobile, l’assurance, la chimie, l’industrie et la santé.

Les résultats de l'Enquête conjoncturelle en graphiques

 

 
L’Enquête conjoncturelle de la CCIG: méthodologie

L’Enquête a été conduite du 3 mai au 10 juin 2021. Le questionnaire a été adressé à 2123 entreprises. 462 réponses exploitables ont été reçues, soit un taux de réponse de 21,7%.

Les secteurs sont représentés de manière relativement homogène avec une dominante des secteurs « conseils » (17% des réponses) et « bâtiment » (12%). À noter également que 40% des réponses proviennent de petites entreprises de moins de 10 employés et 74% de sociétés de moins de 50 salariés.

58% des entreprises répondantes réalisent plus de 90% de leur chiffre d’affaires en Suisse ou avec des clients domiciliés en Suisse, tandis qu’à l’autre extrémité du spectre, 12% y réalisent moins de 10%.

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