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L’économie romande a plus que jamais besoin des bilatérales

CCIG
Published on 13/02/2024
Press release

 

(Genève, le 13 février 2024) L’ensemble des associations économiques et patronales romandes, membres de l’Union patronale suisse et d’economiesuisse, sont favorables au projet de mandat de négociation avec l’Union européenne (UE). Elles appellent à rétablir d’urgence des relations stables et durables avec l’UE, et la nécessaire sécurité juridique. Tout nouveau retard serait dommageable pour l’économie suisse et l’emploi car, depuis l’abandon de l’accord-cadre, la voie bilatérale subit une lente érosion.

La Suisse romande représente un quart de l’économie suisse, avec un PIB de 179,9 milliards de francs en 2022. Son économie exportatrice et très diversifiée est l’une des plus dynamiques du pays. Cette réussite dépend largement d’un accès facilité et non-discriminatoire au marché européen ainsi que du recrutement de personnel provenant de l’UE, en complément de la main-d’œuvre indigène qui manque dans de nombreux secteurs.

La situation actuelle, qui découle de la décision du Conseil fédéral de ne pas signer l’accord institutionnel, génère beaucoup d’incertitudes et d’insécurité juridique. Depuis le 26 mai 2021, les accords bilatéraux subissent une lente érosion dommageable pour les entreprises suisses. De plus, la conclusion de nouveaux accords est compromise.

Dans ce contexte, les associations économiques et patronales romandes appellent à rétablir d’urgence des relations stables et durables avec l’UE, notre principal partenaire commercial. La priorité est d’assurer durablement un accès sans discrimination au marché intérieur européen, indispensable pour la prospérité suisse.

 

Les milieux économiques romands apportent leur soutien au projet des lignes directrices des négociations avec l’UE mis en consultation par le Conseil fédéral en décembre dernier. Ils relèvent en particulier que:

  • La Suisse, petite économie ouverte tournée vers l’exportation, est tributaire de relations plus étroites avec l’UE
  • L’approche par paquet suivie par le Conseil fédéral permet de stabiliser et de renforcer l’édifice des accords bilatéraux patiemment construit depuis une vingtaine d’années
  • L’actualisation des accords bilatéraux existants est indispensable pour maintenir un accès sans entrave au marché unique.
  • L’association pleine et entière de la Suisse aux programmes de l’UE, en particulier dans le domaine de la recherche et de l’innovation, est primordiale pour la place économique et scientifique suisse
  • La voie bilatérale doit être développée par la conclusion de nouveaux accords, notamment dans le domaine de l’électricité afin de garantir la sécurité d’approvisionnement de la Suisse
  • Le niveau actuel de protection des salaires est garanti par les progrès substantiels obtenus lors des discussions exploratoires, dont notamment par la reprise d’une clause de non-régression. 

 

 

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