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Une fiscalité attractive encourage l’audace économique

Nathalie Hardyn
Published on 20/09/2021
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Une fois encore, le dossier du CCIGinfo est consacré à un objet fiscal, en l’occurrence l’imposition du marché suisse des capitaux. Ce n’est pas le fruit du hasard, la fiscalité fait partie des conditions cadre sur lesquelles la Chambre travaille de manière constante, au même titre que la mobilité, l’aménagement ou l’énergie.

Toute ponction fiscale déplaît, c’est naturel. Hormis pour ceux qui ne paient eux-mêmes aucun impôt et bénéficient souvent d’une aide étatique. Le principe de redistribution n’est bien entendu pas à remettre en cause. Mais avant que l’argent ne soit redistribué, il doit d’abord être gagné, par les citoyens et par les entreprises. Effectivement, à Genève, 1% des contribuables paie un tiers de l’impôt sur le revenu alors qu’un tiers des contribuables n’en paie aucun.

Les nombreuses brochures fiscales publiées par la CCIG depuis 30 ans prouvent, chiffres à l’appui, que Genève est déjà le canton suisse le plus gourmand en impôts. Les personnes physiques les plus aisées et les personnes morales, c’est-à-dire les entreprises, permettent aux plus modestes de ne pas rester au bord de la route. Mais, ne l’oublions pas, la marge de manœuvre est faible. Les entreprises doivent pouvoir dégager des ressources financières pour créer de l’emploi et investir dans leur outil de production ou, tout simplement, surmonter une crise. Celle que nous traversons est une démonstration éclatante de l’importance qu’il y a à disposer d’une trésorerie suffisante.  

Que ce soit hier avec la réforme RFFA, avec le bouclier fiscal à préserver (qui permet d’éviter que l’imposition ne soit confiscatoire) ou encore avec l’initiative dite 99% sur laquelle on vote ce mois-ci, la CCIG ne cesse de se battre contre les multiples tentatives pour compliquer la vie des entreprises. La CCIG en est convaincue : une fiscalité attractive encourage l’audace économique. On entend malheureusement de plus en souvent qu’il faut « prendre l’argent dans la poche des patrons ». Ce slogan n’est que l’illustration d’une totale méconnaissance des mécanismes qui permettent réellement de financer les prestations non seulement sociales, mais aussi culturelles. Les Genevois sont, à raison, attachés à la qualité de vie que leur offre le système ; il s’agit de permettre à ce dernier de continuer à fonctionner.

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