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Les entrepreneurs, moteurs de la durabilité

Vincent Subilia
Published on 01/09/2021
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Tout le monde en convient – les entreprises comme les citoyens –, le développement durable doit être au cœur des réflexions et, surtout, des actions. Il a également été au centre du discours prononcé hier par la conseillère d’Etat en charge de l’économie et de l’emploi lors de la Rentrée des entreprises de nos collègues de la FER Genève, qui nous a permis de renouer avec la convivialité entrepreneuriale.

La CCIG a d’ailleurs anticipé les vœux de la magistrate puisqu’elle a mis en place, au printemps dernier, des outils et des services permettant aux entreprises de poser des diagnostics, de définir leurs objectifs en matière de durabilité et, plus important encore, de recevoir l’accompagnement nécessaire pour mettre en œuvre ces nouvelles stratégies : le Diagnostic Durabilité

La CCIG salue le fait que les entreprises ont été reconnues comme « le moteur de l’économie ». Elle souhaiterait toutefois voir éclore des mesures concrètes et pragmatiques. Concrètes, car la priorité va clairement à la sortie de crise. Certes, la lueur est au bout du tunnel, mais la distance qui nous en sépare semble croître tant le taux de vaccination stagne. Pragmatiques, ensuite, car les outils qui seraient mis à disposition par l’Etat, ainsi qu’il l’a été évoqué, devront être agiles et ne pas impliquer, pour les entreprises, un surcroît de bureaucratie.

Il a été – à juste titre – souligné que les entreprises ont besoin d’avoir confiance dans l’avenir pour fonctionner à pleine capacité. Si le dialogue est clé pour bâtir la confiance, c’est dans l’action que celle-ci va se vérifier. Il est notamment nécessaire d’apporter une réponse aux secteurs sinistrés, d’élaborer un plan de relance et d’investir. Ainsi, il serait intéressant de savoir quels investissements l’Etat entend consentir pour favoriser la transformation de l’économie, p. ex. dans le numérique.

L’économie circulaire, définie comme le nouveau modèle à suivre, a de nombreux avantages. Ceux-ci sont économiques, ils créent de l’emploi (mais on notera à cet égard que l’économie verte ne se résume pas à l’économie circulaire) ; ils sont aussi environnementaux. Ces avantages sont indiscutables et justifient que l’économie circulaire soit encouragée. C’est d’ailleurs pour cela que la CCIG soutient activement le programme de la Fabrique Circulaire (voir le CCIGinfo 8 – août 2021). Elle ne saurait toutefois être érigée en dogme, d’autant plus pour une économie qui gagne un franc sur deux à l’étranger. A cet égard, le rôle de l’aéroport de Genève, poumon de l’économie régionale (et pas seulement genevoise), par ailleurs proche de Palexpo où se tenait l’événement de la FER, aurait pu faire l’objet d’une mention.

Mais, surtout, toute innovation, toute transformation requiert des moyens. Pour cela, les entreprises doivent pouvoir dégager les recettes qui leur permettront de financer leur transformation. C’est notamment dans cet objectif que l’initiative dite 99% doit être rejetée de manière nette. S’agissant du commerce de détail, en grand besoin d’armes concurrentielles pour lutter notamment contre le tourisme d’achat, la modeste révision des horaires d’ouverture sur lesquels nous nous prononcerons en novembre mérite d’être soutenue.

Cela va sans dire, pensez-vous ? Certes, mais c’est encore mieux en le disant. Espérons que c’est également l’opinion de la Conseillère d’Etat en charge de l’économie et de l’emploi. Rendez-vous le 21 septembre aux Grands Prix de l’économie, lors desquels la CCIG aura le plaisir de donner la parole tant à Fabienne Fischer qu’à Nathalie Fontanet, chargée du département des finances et des ressources humaines.

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