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La durabilité environnementale, une priorité pour le commerce international

Nicolas Grangier
Published on 26/07/2021
CCIGInfo Article

Pour relever les défis économiques, sociaux et environnementaux, une coopération entre tous les acteurs, Etats, société civile, monde de la recherche et secteur privé, est indispensable. Or, les entreprises disposent de multiples moyens pour faire évoluer leurs affaires tout en contribuant positivement – et souvent très significativement – aux objectifs communs de l’humanité.

C’est ainsi que la CCIG et la Chambre de commerce internationale (ICC) ont lancé une série de webinaires pour parler de grands thèmes actuellement traités au sein des organisations internationales et souligner cette interdépendance. Le premier événement a eu lieu le 6 mai et s’intitulait Trade and Environmental Sustainability. Son introduction a permis à Vincent Subilia, directeur général de la CCIG, de rappeler que la Chambre de commerce propose de nombreux services aux entreprises, dont un Diagnostic Durabilité*.

Des conférences ciblées

Après que Thomas Pletscher, secrétaire général d’ICC Suisse, ait noté que le commerce international, frappé de plein fouet par la pandémie, a su faire preuve de beaucoup de résilience, la parole est donnée à Didier Chambovey, chef de la Mission permanente suisse auprès de l’OMC et de l’AELE. Ce dernier souligne d’emblée que tant l’activité que l’inactivité humaines ont des impacts sur les changements climatiques. Fort de ce constat, il s’agit de partager les bonnes pratiques auprès des entreprises de façon coordonnée à l’échelle internationale, car ce n’est qu’ensemble que les partenaires peuvent agir efficacement. Dans le cadre de l’OMC, plusieurs réunions telles que M12 (« Twelve ministerial conferences ») ou les « Trade and Environmental Sustainability Structured Discussions » sont prévues, réunissant pays membres de l’OMC (dont la Suisse), organisations internationales et acteurs des mondes privé, académique et civil. Elles devraient déboucher sur des déclarations, notamment au sujet de la pollution par le plastique et des carburants fossiles, tous deux des enjeux environnementaux majeurs.

Le climat, un investissement à ne pas différer

A son tour, Crispin Conroy, observateur permanent de l’ICC auprès des Nations Unies à Genève, indique que la Chambre de commerce internationale tient beaucoup à rappeler – elle en a fait une priorité – que le climat est l’affaire de tous. Il cite des initiatives telles que la Coalition pour le Climat de l’ICC ou la tenue de la 26e conférence annuelle de l’ONU sur le climat en novembre 2021. Le fait d’avancer des objectifs concrets via un agenda de la biodiversité ou d’émettre des recommandations pour une économie circulaire sont autant de leviers à actionner sans tarder, rappelle Crispin Conroy. Chercheuse principale au Global Governance Center du Graduate Institute Geneva, Carolyn Deere Birkbeck, ajoute qu’il existe bien un « Green Trade Agenda » pour le commerce mais qu’il y a encore loin jusqu’à sa concrétisation. Or, un statu quo n’est plus viable en raison des trois crises qui s’entrecroisent : la crise du climat, celle de la pollution et celle de la diminution de la biodiversité. Malgré les innombrables sollicitations à agir, il reste trop d’attentisme et de manque d’engagements, déplore-t-elle malgré son optimisme.

Les entreprises privées ne sont pas en reste

En guise de témoignage, Clara Millard Dereudre, directrice exécutive de Smart City, présente ce projet de ville intelligente qui se situe au cœur de la stratégie de SIG. Il vise à offrir aux habitants une qualité de vie élevée tout en maintenant à un niveau minimal la consommation des ressources. Pour cela, la contribution de tous les acteurs (habitants, fondations, entreprises, start-ups, universités…) est nécessaire. Et c’est en agissant tant sur la production que sur la consommation des ressources, à la croisée des disruptions technologiques et énergétiques actuelles, qu’un tel écosystème durable pourra se réaliser.

Enfin, Matthew Kilgarriff, directeur Responsabilité sociale chez Richemont, présente les moyens par lesquels le groupe horloger s’implique dans les questions environnementales. Par exemple en instaurant des codes de conduite et en faisant partie de clubs tels que le  « UN Global Compact », qui permet aux compagnies de parler un langage commun, et le « Responsible Jewellery Council », qui fixe des règles très strictes pour toute la chaîne d’approvisionnement. Le groupe Richemont a pris une série d’engagements environnementaux, comme celui de n’utiliser dès 2025 que de l’électricité de provenance durable.

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